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彼を本当に愛してくれる人を探すだけで、二度と彼の心を壊さないでしょう。

Just searching for someone who will really love him and not break his heart again.

大崎

Osaki

ミナト

Minato

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GENERAL.

nom : Osaki

prénom : Minato

date de naissance : 30 mars

âge : 23 ans

lieu de naissance : Nagoya

résidence actuelle : Séoul

occupation : étudiant & vendeur sex shop

PHYSICAL.

yeux : marron foncé

cheveux : noir court, parfois décolorés

taille : 1m83

poids : 64 kg

FAMILY.

mère : Osaki Yoshiko

père : Jo ByeongEun

belle-mère : Bae GangHee

demi-frère : Jo SiHyun (17)

demi-soeur : Jo MiYeon (15)

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Pour mieux comprendre Minato nous devons dans un premier temps remonter au tout début de son histoire, c'est-à-dire à la rencontre entre ses parents. Né à Nagoya au Japon, d'une mère japonaise, Yoshiko, et d'un père coréen, ByeongEun, Minato vit le jour dans un foyer qui semblait parfait.

La rencontre de ses parents n'avait rien de spectaculaire, ByeongEun poursuivait ses études au Japon lorsqu'il rencontra Yoshiko, elle aussi étudiante dans l'université qu'il fréquentait. Au fil du temps et des moments passés ensemble, l'amour fit son entrée en scène. Yoshiko voyait en lui un homme sérieux, passionné, profondément investi dans ses convictions, mais aussi cultivé, posé et rassurant. Elle était tombée amoureuse de cet homme qui parlait avec ferveur de ses croyances, mais aussi de ses rêves, de sa vision du monde et de l'avenir. Ils se marièrent et eurent Minato quelques temps plus tard.

Mais très vite, après sa naissance, Yoshiko commença à comprendre que l'homme qu'elle avait épousé n'était pas celui qu'elle avait cru connaitre. La religion de ByeongEun n'était pas seulement une foi intime, elle était une loi qu'il voulait imposer à son foyer, à sa femme et plus tard à son enfant. Il corrigeait, reprenait et jugeait chaque geste et parole, tout devait suivre ses principes religieux. Yoshiko se sentait de plus en plus étouffée, comme enfermée dans un cadre rigide où l'amour semblait conditionnel, et où le moindre écart devenait une faute grave.

Elle observa son fils encore bébé, et sentit la peur monter en elle. Elle refusa qu'il grandisse dans un cadre où l'affection serait liée à l'obéissance, où l'identité serait dictée avant même d'être construite. Elle refusa que Minato soit élevé dans la peur du jugement, dans la crainte de mal faire.. Alors, un an seulement après la naissance de Minato, Yoshiko demanda le divorce.

ByeongEun ne s'y opposa pas réellement, mais ne renonça pas à son fils. Il exigea la garde de l'enfant, évoquant alors sa responsabilité en tant que père, mais la vérité était autre. Le divorce fut prononcé et la justice japonaise donna la garde exclusive à la mère de famille. Voyant qu'il n'obtiendrait rien au Japon, ByeonEun retourna dans son pays natal, la Corée du Sud. Il entama alors des démarches auprès de la justice coréenne afin de réclamer la garde exclusive de Minato et le faire venir en Corée du Sud.

Yoshiko éleva Minato seule pendant plusieurs années au Japon, elle lui offrit une enfance douce, libre et aimante, bien loin des contraintes religieuses qui avaient envahi son propre mariage. Les nombreux courriers venant de Corée concernant la garde de Minato assombrissaient parfois son quotidien, mais pas au point de lui faire perdre son sourire face à son adorable fils. Elle savait néanmoins que son ex mari ne reculerait devant rien pour faire partie de la vie de Minato, elle engagea alors un avocat afin de recevoir l'aide nécessaire. Ce dernier ne pourrait pas faire refuser la demande de droit parental, il conseilla alors une garde partagée. Et étonnement, le tribunal coréen s'occupant de l'affaire statua que Minato vivrait avec sa mère, mais qu'il irait chez son père lors des vacances scolaires, ce qui était bien mieux pour Yoshiko qu'une garde partagée à 50/50.

La mère de Minato ne se voyait cependant pas mettre son jeune fils seul dans un avion plusieurs fois par an, en plus de la peur de le laisser faire le voyage seul, les frais seraient sûrement bien trop élevés pour son pauvre salaire. Elle prit alors une décision douloureuse mais réfléchie, lorsque Minato eut six ans, elle déménagea avec lui dans la capitale sud-coréenne. Ce n'était clairement pas un choix de cœur, ni même un rêve, mais c'était pour elle la meilleure chose à faire.

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Lorsque Minato et sa mère posèrent enfin les pieds à Séoul, ce ne fut ni une aventure excitante, ni un nouveau départ rempli d'espoir, ce fut juste douloureux. Yoshiko avait quitté Nagoya sans l'envie réelle de le faire, elle avait quitté ses repères, sa vie, sa famille, pour protéger son fils d'un père qu'elle jugeait dangereux, non pas physiquement mais émotionnellement. Minato lui, n'avait que six ans et ne comprenait pas tout, il comprenait seulement qu'ils laissaient derrière eux leur maison, leurs souvenirs et une famille aimante. A leur arrivée, ni l'un ni l'autre ne maîtrisait vraiment le coréen, Yoshiko connaissait quelques mots et formules de politesse, des phrases de survie en soit. Minato, encore enfant, mélangeait les sons, confondait les mots et se retrouvait souvent incapable de comprendre ce qu'on lui disait. Leur coréen était hésitant, maladroit et leur accent japonais était immédiatement reconnaissable. L'intégration fut difficile pour les deux.

A l'école, Minato se sentit étranger dès le premier jour, il comprenait à peine les consignes, ne savait pas comment répondre correctement, il avait peur de mal prononcer, de se tromper et de passer pour stupide. Certains camarades se montraient curieux, d'autres indifférents et quelques-uns moqueurs. Minato s'était d'abord replié sur lui-même, observant plus qu'il ne parlait, souriant plus qu'il ne s'exprimait et utilisait ses gestes, expressions et regards pour compenser les mots qui lui manquaient.

Yoshiko de son côté, enchaîna les petits boulots, elle tenta plusieurs secteurs mais la barrière de la langue compliquait tout. Finalement, les restaurants japonais furent la solution la plus simple, là-bas elle pouvait utiliser les deux langues, passer du japonais au coréen sans être jugée ni corrigée à chaque phrase. Elle travaillait longtemps, parfois tard, pour assurer une stabilité à son fils dans ce pays qui n'était pas encore le leur. Mais Yoshiko était une femme déterminée. Chaque soir elle étudiait le coréen, regardait la télévision pour répéter les dialogues, lisait les journaux et notait les mots qu'elle ne comprenait pas. Minato faisait la même chose, ils s'aidaient mutuellement, corrigeaient leurs erreurs et riaient de leurs maladresses. Et en un an, à force de travail, d'immersion et de volonté, ils devinrent presque bilingues. Il leur arrivait encore d'oublier des mots, de chercher une expression, même de mélanger les langues.. Mais ils pouvaient désormais se débrouiller, discuter, et vivre, tout simplement.

Leur accent japonais, cependant, resta. Et contre toute attente il devint un charme, surtout chez Minato. Au collège, puis au lycée, son accent, sa douceur dans la prononciation et sa manière légèrement chantante de parler coréen attiraient l'attention. Beaucoup trouvaient cela adorable et séduisant, en plus de son physique avantageux qu'il tenait de sa mère. Il devenait populaire sans vraiment le chercher, les camarades de classe l'aimaient pour sa personnalité lumineuse, mais aussi pour ce petit détail qui le rendait différent. Même les voisines le trouvaient charmant, gentiment, et parfois avec une affection un peu exagérée. Minato s'ouvrait au monde qui l'entourait, il riait plus fort, parlait plus librement et osait être lui même. Du moins, quand il était à Séoul.

Encore mineur, Minato devait se plier à cette garde semi partagée et aux vacances forcées chez un homme qu'il considérait comme un simple géniteur.  Chez sa mère, il trouvait la douceur, la liberté, l'écoute et la chaleur d'un foyer où il pouvait être lui-même. Chez son père, ce n'était que des règles strictes, une surveillance constante et des silences lourds. De plus, après le divoirce, ByeongEun se remaria avec une femme coréenne profondément croyante et tout aussi stricte que lui. Ensemble, ils eurent deux enfants, un garçon puis une fille : SiHyun, six ans plus jeune que Minato, et MiYeon, huit ans plus jeune. ByeongEun était même devenu pasteur avant de prendre la direction d'une église située dans un village isolé, loin des grandes villes et de toute influence qu'il jugeait corrompue. Chaque vacances, Minato devait s'y rendre, et il détestait cet endroit.

Il ne s'y sentait pas chez lui, il se sentait toléré et jamais accueilli. Il sentait constamment peser sur lui le regard de son père, toujours prêt à corriger un mot, un geste ou même une attitude. Rien n'était jamais assez, il n'était jamais assez respectueux, jamais assez conforme.. Et au final il avait l'impression d'être toujours sur le point de commettre une faute invisible. Il comprit très tôt qu'il ne serait jamais vraiment accepté dans cette famille recomposée, il était l'enfant du divorce, le rappel vivant d'un mariage raté. Et surtout l'élément devenu inutile après la naissance d'un second fils.

Pourtant, dans cette maison étouffante, Minato trouva une chose inattendue, l'amour de son demi-frère et de sa demi-sœur. SiHyun et MiYeon l'adoraient, pour eux Minato représentait une forme de liberté, il était celui qui venait de l'extérieur, celui qui vivait ailleurs et qui avait échappé à cette autorité écrasante. Ils se confiaient à lui, lui racontaient leurs peurs, leurs doutes et frustrations. Ils le voyaient comme un refuge, un grand frère lumineux dans un monde trop stricte. Et lui, en retour, les protégeaient comme il le pouvait, devenant pour eux une figure de soutien et de compréhension.

A l'époque du lycée, les séjours chez son père prirent une tournure encore plus pesante, ByeongEun l'obligeait à participer activement à la vie de l'église. Il devait aider avec les scouts, accompagner les activités scolaires des établissements catholiques de la région, ou bien encadrer des événements communautaires. Tout devait être fait dans le respect des valeurs religieuses et sous la surveillance constante de son père.

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Lorsque Minato entra au lycée, Yoshiko lança son entreprise, une boutique très particulière : un sex shop. Ce projet n'était pas un caprice, c'était une décision mûrement réfléchie, née de son désir d'indépendance, de son refus de dépendre éternellement de petits boulots précaires, et de sa vision très libre du corps, du plaisir et de la sexualité. Pour Yoshiko, il n'y avait rien de honteux à vendre ce que d'autres consommaient en secret. Elle voyait cela comme un commerce honnête, utile et libérateur.

Minato, au début, fut profondément intimidé. Il évitait de trop regarder les étagères, ne savait pas où poser les yeux et rougissait facilement. L'idée même que sa mère puisse gérer ce type de boutique le mettait mal à l'aise, il préférait garder ses distances et ne pas trop s'y mêler. Mais avec le temps quelque chose changea. A force d'y passer, d'observer et d'entendre des conversations, Minato se détendit et sa curiosité naturelle reprit le dessus. Il posa des questions, s'intéressa aux objets et à leurs usages puis comprit que ce n'était ni sale, ni honteux, ni choquant. C'était tout simplement une autre facette de la vie adulte.

A dix-sept ans, Minato fit son coming out, intéressé à la fois par les femmes et les hommes, il en parla à sa mère sans peur ni détour. Yoshiko l'accueillit avec un sourire, un regard doux et un câlin plein d'amour. Il se souviendra toujours de ses mots doux, elle lui avait dit qu'elle l'aimait et qu'elle était fière de lui, et surtout qu'il avait le droit d'aimer qui il voulait. Ce moment fut un tournant pour Minato, il se sentit enfin pleinement vu et ça se ressentit dans sa façon d'être au quotidien. Cependant, il continua de cacher cette part de lui à son père, conscient que cela provoquerait une catastrophe. Mais avec sa mère, ses amis et dans sa vie quotidienne, Minato s'autorisa à exister sans filtre.

Il se découvrit une passion pour l'art, du moins, il s'intéressa sérieusement à ce domaine à la fin du lycée afin de choisir sa future voix. Lui qui aimait particulièrement dessiner, décida de s'inscrire dans une université d'art et plus particulièrement dans la filière arts plastiques. Il ne savait pas encore ce qu'il voulait réellement faire de sa vie, mais cette voix lui plaisait et il avait le soutient de sa mère.

Sa majorité annonça plusieurs changement, le plus gros étant d'abandonner le nom de son père "Jo" et d'adopter celui de sa mère, c'est ainsi qu'il devint Osaki Minato, un nom pleinement japonais mais qui le faisait se sentir réellement lui. Il commença également à travailler dans la boutique de sa mère les week-ends afin de l'aider mais également pour se faire un peu d'argent dans l'optique de se prendre un appartement proche de son université. Rapidement devenu à l'aise avec les produits, les clients et les discussions plus explicites, Minato ne rougissait plus pour un rien. Il souriait, plaisantait même parfois, son aisance surprenait mais elle était sincère.

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